LES ACTES et mentions INSOLITES DES REGISTRES D’ETAT CIVIL
    
 

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Bourbon-Lancy en Saône et Loire est connu depuis l'antiquité pour ses sources chaudes
assurant un bienfait contre les rhumatismes et les affections cardio-vasculaires.
En 1542, Catherine de Médicis ,épouse d'Henri II,
mit fin à 10 ans 'de stérilité' après un séjour à Bourbon-Lancy.
Par la suite , elle donnera naissance à 10 enfants dont 3 seront rois .
La "Source La Reine" que l'on y trouve doit son nom à Louise de Lorraine, belle-fille de Catherine de Médicis,
qui fit elle aussi un séjour qui restera vain puisqu'elle n'aura pas d'enfant .
Notons aussi que Madame de Sévigné 'prenait les eaux' à Bourbon-Lancy où résidait régulièrement.

Toute l'histoire de Bourbon-Lancy : "Bourbon, d'hier à aujourd'hui"
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  Merci à Dominique Druhen : sa généalogie dans le Doubs

Bruffière- Place et Eglise

             
                     Commune de Bruffière (Vendée) - 1724

Rares sont les témoignages autobiographiques des curés au 18e siècle.
Celui du curé de Bruffière diffuse une émotion particulière :
la souffrance muette d'un homme quasi paralysé
et qui n'avait "pas la force meme de cracher "
la reconnaissance qu'il exprime envers la sœur "qui avait assez
de tendresse pour se donner pour moi toute la peine du monde "
et qui l'assista durant tout le voyage ,
et enfin , la grande joie après son séjour à Bourbon
de pouvoir continuer ses fonctions puisqu'il
"eut l'honneur de dire la messe " le jour de l'assomption .

 

 

 

"L'onziesme jour du mois d'aoust mille sept cent
vingt quatre j'arrivay a la Bruffiere ou j'estois tombé
malade dès le mois de juillet mille sept cent vingt trois
mais d'ou j'estois parti le mois de septembre suivant
pour voir si le changement d'air ne contribuoit point
au rétablissement de ma santé , ce qui  n'arrivoit point
puisque dans le mois de decembre suivant je tombai
dans si pitoyable état que je ne pouvois remuer ni
bras ni jambe et n'avois pas la force meme de cracher .
De sorte qu'il me falloit tourner dans mon lit comme
un corps inanimé ayant touiours par la grace de dieu
conservé l'esprit sain et n'ai commençay à pouvoir
donner un peu de mouvement à mes mains aussi bien
qu'à mes jambes qui n'avoient touiours point de force
qu'à la fin du mois de mars, que l'on me conseilla
d'aller prendre les eaux à bourbon . Je partis donc de
chinon ou j'estois chez ma mere pour aller m'embarquer
à nantes. je fut touiours accompagné et dans la littiere
et dans le batteau par une soeur qui avoit assé de
tendresse pour se donner pour moy toute la peine du monde que se donne une mere pour un enfant nouveau né puis
qu'il me falloit porter le pain et le vin a la bouche pour
que je puisse manger et boire. elle estoit soulagée dans
ce qui estoit au dessus de ses forces par un malade que nous
avions avec nous dans le voyage que je fit par la grace
de dieu et par les soins et les attantions de ma soeur fort
sérieusement . lorsque j'en revint avec elle , je
commençois à porter mes mains a ma bouche mais
fort faiblement et en apuyant l'une avec l'autre. nous
fusme environ trois mois et demi dans notre voyage
de bourbon a mon retour de treize d'aoust mille sept
cent vingt quatre fete de ste Radegonde nostre
patronne je benis la seconde cloche que j'avois fait
fondre l'année precedente . Mademoiselle de la
Bretiche fille de Monsieur le Marquis de la Bretiche
en estoit marraine et Monsieur le seneschal Tissange
estoit le parain . quelqu  infirme que je fusse encore pour  
(...) puisque je ne pouvois encore escrire et signé je
n'ai escrit cecy que trois mois après ayant fait laisser
la page en blanc pour cet effet je fis pourtant la
ceremonie fort solennellement y estoient presents
(...) .
deux jours apres qui estoit le jour de la nostre dame
ou jour de l'assomption de la vierge j'eu l'honneur
de dire la messe que je n'avois pas dite depuis la
mesme feste de l'année precedente. a la Bruffiere le
vingtiesme decembre mille sept cent quatre vingt quatre
De moi salut curé de Bruffiere convalescent"